Écologie · Eau
Le 11 juillet, 30 communes des Alpes-Maritimes étaient sous restrictions d’eau. Le 2 octobre, elles étaient 110. Dont 43 au niveau « crise », le plus haut.
Il n’est presque pas tombé de pluie en septembre : 11,2 mm sur le mois, soit 89 % de moins que la normale, avec des températures supérieures de 3,4 °C aux normales de saison. Ce sont les chiffres présentés au comité ressource en eau du 29 septembre. 77 % des nappes suivies sont sous la moyenne, la moitié à un niveau « très bas ».
Ce que ça change chez vous
| Niveau | Communes | Exemples | Principales mesures |
|---|---|---|---|
| Crise | 43 | Vence, Tende, Carros, Le Broc (Cagne, Estéron, haute Roya) | Potagers arrosés au goutte-à-goutte seulement, plus de remplissage de piscines |
| Alerte renforcée | 46 | Cannes, Antibes, Grasse, Valbonne, Le Cannet | Plus d’arrosage des espaces verts, golfs à −60 % et la nuit, douches de plage fermées |
| Alerte | 21 | Une partie de Nice, Saint-Laurent-du-Var, Menton | Pas d’arrosage de 8 h à 20 h, pas de lavage de voiture à domicile |
Si vous êtes dans l’une des 89 communes en alerte renforcée ou en crise, plus d’arrosage des pelouses ni des massifs. En crise, le potager ne s’arrose plus qu’au goutte-à-goutte et on ne remplit plus sa piscine. L’amende peut aller jusqu’à 1 500 €. Sur 153 contrôles, 63 % ont relevé une infraction.
Et ce n’est plus exceptionnel : depuis 2022, le département a vécu sous restrictions environ 40 % du temps.
Qui a droit à quelle part ?
Les restrictions tombent d’abord sur les particuliers. Les golfs, eux, doivent réduire leur arrosage de 60 % en alerte renforcée et arroser la nuit. Mais ils arrosent.
Quand l’eau devient rare tous les étés, ce n’est plus une question de météo. C’est une question de partage. Une piste simple existe : une tarification progressive, avec les premiers mètres cubes, ceux du quotidien, moins chers, et les usages de confort (piscines, grands jardins) plus chers. Et des règles plus strictes pour les golfs quand on passe en crise.

