Social · Éducation · Nice
À la rentrée, dans les écoles de Nice, il n’y avait pas de kit de fournitures sur les tables. La ville a arrêté de les distribuer : 22 000 élèves du CP au CM2 sont concernés.
Le dispositif avait été lancé à la rentrée 2025. Il coûtait 440 000 € par an, à peu près 20 € par kit, livraison comprise. La décision a été annoncée début août, un mois avant la rentrée. Pas beaucoup de temps pour s’organiser.
Éric Ciotti l’a justifiée par le plan d’économies de la ville, et par la qualité du kit, qu’il juge « particulièrement indigent » et « loin de couvrir les besoins réels d’une année scolaire ». En compensation, la ville verse un million d’euros aux enseignants pour du matériel collectif. Ça, c’est utile aux classes, on ne va pas dire le contraire.
Pour une famille avec deux enfants à l’école élémentaire, la différence se compte en dizaines d’euros à chaque rentrée, en plus du reste de la liste.
Améliorer plutôt que supprimer
Un kit trop maigre, on l’enrichit. On ne le supprime pas.
Le matériel collectif aide la classe, il ne remplit pas la trousse. Et ce sont toujours les mêmes familles qui sentent passer ces quelques dizaines d’euros. L’opposition socialiste parle d’une décision « brutale ». On ne dirait pas mieux.
Le plus étonnant, c’est l’ordre des priorités : 440 000 € économisés sur les cartables, pendant que 5,7 millions d’argent public financent chaque année le tram gratuit pour tous les seniors, aisés compris. Si la ville cherche une mesure à rétablir, qu’elle commence par les familles qui touchent l’allocation de rentrée scolaire.

