Écologie · Littoral et urbanisme
413 hectares. C’est la surface d’espaces naturels, agricoles et forestiers consommés en dix ans, de 2011 à 2020, dans les 49 communes du plan d’urbanisme de la Métropole. Le chiffre vient de son propre rapport.
« Consommés » ne veut pas dire bétonnés de bout en bout. La mesure officielle compte les terrains qui changent d’usage pour être urbanisés : routes, jardins et parkings compris. Ça reste beaucoup.
Les trois quarts de ces terres sont partis dans le logement, 13 % dans les activités. La loi Climat et résilience demande de diviser ce rythme par deux sur 2021-2030. Pour la Métropole, l’objectif est de 182 hectares sur la décennie, marges légales comprises. Sur les seules années 2021 et 2022, près de 66 hectares ont déjà été consommés.
On construit, mais quoi ?
Voilà le paradoxe. On a consommé des terres pour loger, et Nice paie pourtant 8,2 millions d’euros de pénalité pour manque de logements sociaux. On construit, mais pas ce dont les gens qui vivent ici ont besoin.
Le rapport s’arrête à 2022. Combien d’hectares depuis ? Où ? Pour quels projets ? La révision du plan d’urbanisme, censée intégrer l’objectif « zéro artificialisation nette », sera le moment de poser ces questions. On sera là.

